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L’apport de Kafka à l’informatique : l’absurdité quotidienne.

L’exemple du clavier dvorak
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–  mercredi 1er janvier 2003, par Julien Tayon

L’informatique étant un domaine scientifique, on suppose souvent que les choix d’adoptions de technologies sont liées à des critères rationnels. Est-ce si certain ?

Nous nous proposons d’étudier cette proposition au travers d’un problème simple : la disposition des touches sur un clavier.

Le seul point commun entre un PC, un mac, les serveurs haut de gamme réside dans une chose : la disposition des touches sur un clavier.

Comme les ordinateurs sont fait pour permettre d’aller plus vite vous pensez que la disposition des touches est ergonomique. Quoi de plus logique, en effet. Il n’en est rien.

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Historiquement, lorsque les machines à écrire ont été faites, certaines personnes tapaient trop vites, et ceci coinçait les tiges, c’est ainsi, que pour être sûr de ne pas coincer les machines à écrire, il fût créé les claviers qwerty [1], et azerty [2]. Pour s’assurer que vous allez taper assez vite (mais pas trop) des lettres qui sont souvent tapées l’une après l’autre sont éloignées, et la configuration générale n’est pas des plus aisées. Pour vous en convaincre regardez l’emplacement du l du e, du q et du u, et des voyelles accentuées.

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En 1930, un inventeur du nom de August Dvorak proposa un clavier dont l’emplacement des touches était fait pour optimiser la frappe. Ce clavier permettait non seulement d’aller plus vite mais en plus :
- il facilite la frappe aveugle (sans regarder ses doigts) [3].
- il diminue le déplacement des doigts (et donc la fatigue musculaire),
- il diminue les syndromes du canal carpien liés à l’utilisation excessive d’un clavier.

Tel que je décris la chose, la plupart des lecteurs pensent que j’ai caché quelque chose. Par exemple, le gain lié à l’utilisation du dvorak, serait-il perdu pour quelqu’un habitué aux autres claviers ?

Il semble que savoir taper vite n’est pas principalement lié à la disposition des touches sur un clavier : 2 mois de pratique non-intensive permettent de s’adapter à cette nouvelle disposition [4].

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Où est donc le problème ?

Si c’est vrai pourquoi depuis 30 ans que les ordinateurs ont supplanté les machines à écrire devons nous continuer à utiliser un système obsolète ?

Est-ce l’oeuvre de la mondialisation ?

Est-ce impossible techniquement ?

Faut-il être adepte raéliens ou parler esperanto pour connaître ce clavier ?

Cela menace-t’il la suprématie mondiale de grand groupe ?

La réponse à ces questions est non. Même un système d’exploitation comme windows qui n’est pas réputé pour faire des choses rationnelles [5] propose en standard d’utiliser un clavier dvorak !

Le problème réside principalement dans le fait que l’ordinateur fût initialement considéré comme une machine à écrire. Il est vrai aussi que les premiers ordinateurs comme les minitels avaient une réactivité faible qui nécessitait aussi de réduire la vitesse de frappe. Ensuite, bien que les limitations liées à la vitesse de traitement ont disparues, on a gardé la disposition des touches pour ne pas dérouter les clients.

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On dit que les ordinateurs/robots sont sensés aider les hommes à diminuer le travail pénible. Si vous avez souffert d’un syndrome du canal carpien, vous savez à quel point c’est pénible. Et pourtant, on continue à utiliser des claviers qui peuvent les aggraver voire en être l’origine. Si ce n’est pas nécessaire où est la logique ?

Il n’y en a pas.

Une partie des décisions en informatique sont liées à des phénomènes de mimétismes. On parle souvent de la façon dont les bonnes pratiques se répandent. On semble oublier que les mauvaises pratiques ont le même terreau, et pourtant c’est le cas.

Le choix d’utiliser un clavier azerty (ou qwerty) aujourd’hui est totalement irrationnel. Ce choix se perpétue non pas à cause des éditeurs de logiciels et des fabricants d’ordinateurs, mais à cause des utilisateurs : c’est-à-dire nous. Car, nous -les utilisateurs- avons peur du changement.

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Ainsi, ne vous demandez plus pourquoi alors que le système de mesure officielle pour le commerce en France est le mètre, nous achetons des télévisions dont la diagonale est mesurées en centimètres, et des moniteurs informatiques dont la diagonale est mesurée en pouces.

Ne vous demandez plus pourquoi les plates-formes matérielles à base de puce motorola de la famille 68000 [6] se sont effacées devant l’architecture matérielle délirante des PCs.

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Tout ceci est lié au fait que dans l’informatique, pour survivre, il faut faire comme tout le monde. C’est ainsi que l’informatique aujourd’hui semble inspirée par le chapelier fou, suffisamment d’utilisateurs étant convaincus du bien-fondé des choix passés.

Conclusion

Et si le logiciel libre est le clavier dvorak étaient comparables ? Le logiciel libre propose des applications bien conçues [7] avec une bonne assurance qualité, et une garantie légale identique à celle des logiciels commerciaux [8] Pourquoi ne pas les utiliser ? L’argument de la pérennité de la solution ne tient pas : le pire qu’il puisse vous arriver c’est d’avoir les sources pour maintenir le projet.

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Si vous avez choisi intelligemment :
- le projet que vous utilisez a un code source propre : vous pouvez continuer à le faire vivre
- vous avez choisi une solution basée sur des standards ouverts, la migration vers un autre format de donnée se fera sans surprises.
- vous avez choisi un projet utilisé par d’autres : vous pouvez compter sur l’entraide liée à l’utilisation d’un même logiciel [9].

Le logiciel libre est un choix raisonnanle, mais est-ce un choix rationnel dans un environnement qui ne l’est pas ?

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Résumé du texte

On constate la pérennité des claviers qwerty pour les ordinateurs récents, dont la vitesse de traitement de plusieurs 100 de milliers d’opération par seconde est très supérieure à notre insignifiante vitesse de frappe de 40 mots/minutes. Ceci est partiellement responsable de douloureux syndrome du canal carpien [10], et il n’y aucune raison logique de souffrir.

Cet exemple de personnes souffrant pour rien montre typiquement l’aspect mimétique et peu rationnel des choix en informatiques.

Avis personnel

Plutôt que de dire que le monde est injuste et de partir en croisade contre cette absurdité, faites comme moi offrez-vous un clavier dvorak, non seulement les autres finiront peut être par vous copier :), mais aussi et surtout vous aurez moins mal aux poignets.

Addendum

02/01/2003 : Je rajoute le lien suivant proposant des informations plus amples sur le clavier dvorak :
- les dispositions de touches disponibles,
- comment l’installer (sous windows),
- quelques considérations sur l’ergonomie,
- un historique,
- comment s’habituer à la nouvelle disposition.

voir http://www.algo.be/ergo/dvorak-fr.html

[1ce qui est la disposition des 6 premières lettres en haut à gauche sur la première ligne contenant des lettres

[2pour les francophones

[3les lettres souvent tapées l’une après l’autres sont proches, et les lettres les plus courantes généralement bien accessibles.

[4mon expérience personnelle est qu’il est dure de changer de disposition de clavier souvent, mais qu’une fois que l’on a pris ses marques, les réflexes reviennent. Si quelqu’un avait une publication d’une revue d’ergonomie à me donner en référent, je serais assez heureux de pouvoir étayer mes dires.

[6ceci concerne les macintoshs, les amigas, les ataris, les premières machines de SUN, et bien d’autres encores....

[7Ce n’est pas le cas de toutes, je le rappelle :)

[8C’est à dire que les licences logiciel libre déclinent toute responsabilité légale. Je rappelle que SUN insiste sur le fait que java ne doit pas être utilisé en environnement critique, et Microsoft vous laisse que vos yeux pour pleurer si windows et office sont à l’origine de la perte de vos 10 dernières années de travail.

[9surtout quand tout le monde à besoin de trouver désespérément une solution

[10la disposition des touches sur le clavier est un facteur aggravant, mais pas l’unique cause de ce syndrome

forum

  • Le dvorak en situation
    10 janvier 2003, par jul

    Depuis une semaine que je l’utilise, j’ai quand du mal a trouver mes marques. De plus il faut quand même se rappeler que les raccourcis claviers à base c,x,v,z deviennent moins accessibles.
    Enfin, le passage nécessaire à des claviers azerty...devient problématique..

    Je vais quand même persévérer pour voir le gain que l’on peut obtenir.

    Ensuite, j.enrichirais l’article avec le bilan de l’expérience.

  • > L’apport de Kafka à l’informatique : l’absurdité q
    2 janvier 2003, par Antoine

    Hello,

    Bel enfonçage de portes ouvertes, un peu trop simple à mon avis :))

    - Le clavier Dvorak : les choses ne sont pas aussi lumineuses. Il semblerait que peu d’études aient été faites, pas toutes en faveur de Dvorak, et certaines entâchées de certains biais. Voir http://www.eh.net/lists/archives/eh...
    pour une discussion sous l’angle de la théorie économique.

    - Les centimètres ne constituent pas une déviation du système métrique, puisqu’ils en font partie ! Il est plus pratique de dire "quarante centimètres" que "zéro virgule quatre mètres" non ? Sans compter les difficultés liées à l’interprétation des nombres à virgule pour le pékin moyen (ça "parle" moins).

    - Pour les pouces des écrans et des disquettes, je suis d’accord mais leur inconvénient est beaucoup plus anecdotique que ceux attribués, peut-être à tort, au clavier Qwerty.

    - Les processeurs 68000 coûtaient plus cher à intégrer que les 8088 d’Intel qui se contentaient notamment de mémoire 8 bits (merci de me corriger si je me trompe). Du reste il n’est pas dit que dans une hypothétique compétition idéale, à armes égales, entre les deux familles de processeurs, les lointains descendants du 68000 se seraient avérés plus performants que les Pentium 4 et autres Athlon. Après tout, dans les benchmarks SPEC, les compatibles 8088 modernes font aussi bien que les RISC les plus puissants.

    - En parlant de l’architecture matérielle délirante des PC, tu oublies que ce qui a fait leur succès est la possibilité de produire librement des modèles compatibles avec l’original. Rien n’empêchait les producteurs de systèmes à base de 68000 de mener la même politique d’encouragement du clonage... (il fut question de clones Macintosh mais ce fut vite abandonné par Apple, semble-t-il)


    Pour finir : « Et si le logiciel libre est le clavier dvorak étaient comparables ? » Tu tords le problèmes dans le sens des conclusions espérées... Si l’on veut à tout prix une comparaison même tarabiscotée, ce qui se rapproche le plus du logiciel libre dans ton article, c’est l’"architecture délirante du PC", que l’on peut cloner et améliorer à sa guise et avec la bienveillance du géniteur originel.

    Amusant non ?

    • > > L’apport de Kafka à l’informatique : l’absurdité
      2 janvier 2003, par jul

      C’est à améliorer, comme tout article. :)

      - Le lien que tu proposes est relativement pertinent. Le dvorak, n’est pas une solution miracle pour taper deux foix plus vite. Mais, on sait avec certitude que le qwerty est par conception fait pour ralentir la frappe d’un ordre de 10%. Je mantiens que le choix actuel d’un clavier significativement non optimal
      est aburde

      - le système métrique a été fait pour que les divisions soient cohérentes (système décimale). Donc, il est facile de passer dans l’unité qui convient quand le mètre est soit trop petit soit trop grand. À l’époque c’était du jamais vu. D’ailleurs quelqu’un sait-il de tête combien il y a de pouces dans un yard ou un miles ?

      - Les choix absurdes sont une classe de problème. Non, qu’ils soient tous aussi gênants, mais je pense qu’il faut savoir s’interroger sur les choix passés et si ils sont absurdes éventuellement les remettre en cause. Peut être quand palladium sera en production, le logiciel libre choisira-t’il la plateforme power PC.

      - C’est vrai les PCs ne sont pas délirants, ils permettent de combiner un chauffage d’appoint avec un ordinateur. C’est peut être ça la rationalité.
      Le bios est tellement plus exotique q’un firmware, les partitions avec leur géométrie si amusante, les bus (ide, puis eide, puis vlb, puis pci) étaient tellement bien faits, que le bus PCI offre au final les mêmes fonctionnalités que le bus zorro sur amiga (de 15 ans son aîné). Sans oublier, le "middle endianness", l’adressage 24 bits obtenu à l’aide de deux bus 16 bits décalés de 8bits (ça coute moins cher)... Bref, le PC n’est pas délirant, il est ... folklorique.


      - En fait, si il existe des décisions aburdes la question que je me pose est pourquoi persistent-elles ?
      Je crois que la réponse tient à : si c’était aussi simple, d’autres l’auraient déjà vu. Un peu de doute et de simplicité sont ma foi une saine gymnastique de l’esprit.

      Et en tant qu’amateur du logiciel libre, la question que je pose est la persistance de windows est elle une décision abusrde ? Je ne suis pas sûr de connaître la réponse.

      En effet, avec toutes les vertus que la communauté donne au logiciel libre, la raison la plus simple pour laquelle il n’est pas adopté c’est qu’il n’est pas aussi bien qu’on le prétend.Ou alors, peut être que les décisions ne sont pas toujours rationnelles.

      En annexe je conseille le livre suivant :

      • > > > L’apport de Kafka à l’informatique : l’absurdi
        2 janvier 2003

        Mais, on sait avec certitude que le qwerty est par conception fait pour ralentir la frappe d’un ordre de 10%. Je mantiens que le choix actuel d’un clavier significativement non optimal est aburde

        Ce n’est absurde que si l’optimalité est importante dans le domaine considéré. Or on passe en fait peu de temps à taper (beaucoup à réfléchir), ce qui rend une différence de 10% futile pour la majorité des gens. Est-ce que les habitations modernes minimisent, calculs et simulations à l’appui, la longueur des déplacements entre les pièces, ou la rapidité du passage de la serpillère ? Personne ne se pose la question (par contre, si un architecte pouvait supprimer le besoin de passer la serpillère et l’aspirateur, j’aimerais qu’il me contacte au plus vite ;)

        Vouloir à tout prix stigmatiser comme "absurdes" des faits somme toute mineurs voire insignifiants est une lubie commune (il y a des gens qui passent leur temps à recenser les plus infimes gaspillages de l’Etat - penser aux "associations de contribuables"). On s’offusque facilement de choses qui finalement n’ont aucune importance.

        Note sur le clavier Qwerty : il n’était pas exactement destiné à ralentir la frappe, mais à minimiser la probabilité que des tiges adjacentes viennent à être activées simultanément, et n’enrayent la mécanique. La diminution éventuelle de la vitesse de la frappe, liée à l’éloignement mutuel des touches les plus utilisées, est une conséquence de cette conception.


        C’est vrai les PCs ne sont pas délirants, ils permettent de combiner un chauffage d’appoint avec un ordinateur.

        Je me rends compte que j’ai mal interprété ta phrase d’origine. En citant le 68000, je pensais que tu te limitais à une comparaison des microprocesseurs. Pour le reste, je ne nie pas que l’architecture des PCs soit très tarabiscotée (ainsi que certaines fonctionnalités historiques de leurs CPUs), mais sa perennité n’est pas une question d’habitude contrairement au postulat de l’article. C’est une question de compatibilité et d’ouverture, ce qui a des répercussions économiques énormes. Je préfère personnellement une plateforme un peu tordue mais pérenne, à devoir changer tous mes logiciels à chaque fois que je change de machine (et être forcé de changer de machine parce que mes anciens logiciels ne sont plus maintenus).

        Quant à Windows, il n’est pas pire que n’importe quel système propriétaire (et au moins il est facile d’accès).

        • > L’apport de Kafka à l’informatique : l’absurdi
          23 avril 2003, par gmat

          ce qui rend une différence de 10% futile pour la majorité des gens.

          A la maison je pratique les jeux online, et IRC. Taper vite est critique.
          Au travail je suis développeur. 10% ce n’est pas négligeable, loin de là.

          Est-ce que les habitations modernes minimisent, calculs et simulations à l’appui, la longueur des déplacements entre les pièces

          En quelque sorte... L’optimisation est partout, depuis les moteurs de voiture jusqu’au design de l’électroménager. L’ergonomie est un domaine sous-estimé et très riche, l’optimisation en fait partie. Est-il mauvais de rendre l’utilisation d’un appareil (ou d’un logiciel) plus facile ?
          Pour revenir à l’architecture, les maisons sont conçues sur un modèle ayant fait ses preuves. Une pièce mal placée ou une disposition mal pensée, et la maison devient moins agréable, d’un coup d’un seul...

          Vouloir à tout prix stigmatiser comme "absurdes" des faits somme toute mineurs voire insignifiants est une lubie commune
          Le syndrome du tunnel carpien n’est ni une lubie, ni insignifiant.
          Et je passerai sur le mal de dos, les douleurs aux épaules et aux bras, les maux de tête, l’irritation oculaire qui découlent tous de l’utilisation prolongée d’un ordinateur.
          (NB : je suis informaticien depuis 22 ans - je connais bien ces symptômes)

          On s’offusque facilement de choses qui finalement n’ont aucune importance
          Avoir le dos bloqué pendant des jours, ou souffrir continuellement des mains et des poignets.. aucune importance ??

          il n’était pas exactement destiné à ralentir la frappe [...] La diminution éventuelle de la vitesse de la frappe,[...] est une conséquence de cette conception
          C’est un peu la teneur du message original. Et si on pouvait utiliser un clavier conçu pour une frappe plus rapide et moins traumatisante ? Ca serait pas sympa ?

          devoir changer tous mes logiciels à chaque fois que je change de machine
          Cela ne tient pas à l’architecture matérielle mais au système d’exploitation. Forcer les gens à racheter des logiciels (et en plus à changer de machine tous les 2 ans) est une technique commerciale de certains éditeurs aux dents longues.

          • > L’apport de Kafka à l’informatique : l’absurdi
            2 mai 2003, par Antoine

            A la maison je pratique les jeux online, et IRC. Taper vite est critique.

            Les jeux online ne bénéficient absolument pas d’un clavier dvorak à ma connaissance. En tout cas, quand je joue à UT2003, je n’ai aucun problème de ce côté-là ;)

            Quant à considérer que taper vite à IRC est "critique"... chacun son truc.

            Au travail je suis développeur.

            Et tu ne passes certainement pas ton temps à taper (ou alors tes programmes ne doivent pas être beaux à voir).

            Est-il mauvais de rendre l’utilisation d’un appareil (ou d’un logiciel) plus facile ?

            Ici on ne parle pas de la rendre plus facile, mais de permettre à des gens aguerris de taper 10% plus vite (soi-disant, puisque les statistiques sont contradictoires d’une étude à l’autre). Cela n’a rien à voir avec la facilité d’apprentissage : le clavier dvorak n’est pas plus "intuitif" qu’un autre.

            Le syndrome du tunnel carpien n’est ni une lubie, ni insignifiant. [...]

            Je ne vois pas le rapport avec le clavier dvorak. A moins que tu aies des références à signaler à ce sujet.

            • > L’apport de Kafka à l’informatique : l’absurdi
              2 mai 2003, par Julien Tayon

              jeux online

              A quake c’est important de signaler rapidement qu’il y a des campeurs :)

              développer et beaucoup écrire

              Ben je trouve que la doc c’est la partie la plus importante. Il suffit de regarder SPIP pour s’en convaincre, il y a un ordre de grandeur de taille entre le code et la doc qui pourrait tenir dans un bouquin. J’ai peut être oublié ce détail. La doc/les emails entrâinent plus de volume que le code en lui même.

              Syndrôme carpien : références

              Le lien que j’ai mis en référence déjà dans l’addendum :)
              http://www.algo.be/ergo/dvorak-fr.html
              puis je rajoute celui-ci
              http://www.franceweb.fr/sosinformat...

              Bilan au bout de 3 mois

              J’ai quand même abandonné l’utilisation du dvorak après avoir fait le mien et fait un fichier de configuration pour Xfree86 reprenant celui de algo.be :
              - les raccourcis clavier (Pomme C,X,V) devenaient inutilisables, or j’utilise intensivement les raccourcis (la complétion automatique sous emacs pour m’éviter les fautes de frappes par exemple)
              - je n’arrivait plus à écrire, or je peux écrire sans regarder mon clavier avec un azerty ;
              - puis je me suis rendu compte que je ne passais pas ma vie devant un ordinateur :)

              Pour toute ces raisons, je ne conseillerais pas à quelqu’un de faire quelque chose que je n’ai pas su faire c-a-d de passer au dvorak s’il ne s’en sent pas le courage. Par contre cet article m’a sensibilisé au bienfait de l’ergonomie et au méfait d’un raisonnement du type : « c’est devenu un standard de fait, on ne peut plus rien faire maintenant ».

              Même si je n’ai pas trouvé avec le dvorak une solution que je peux appliquer, je recherche toujours une solution pour prévenir le syndrôme du canal carpien.