Cet article est bien écrit, précis. Mais il n’est que la énième mouture d’une argumentation fondée sur des bases discutables voire éronnées. A l’évidence, Benjamin Marko Hill n’est pas artiste, certainement pas musicien, et ne connaît pas la réalité du monde de l’art, et de celui de la musique en particulier aujourd’hui. Comme je l’ai dit et répété et je suis loin d’être le seul : 1° une oeuvre d’art n’a rien à voir avec un logiciel 2° je récuse totalement cette main mise que des informaticiens ont posé sur le terme liberté (pour ce qui est du mot "free" en anglais, je ne saurais me prononcer)
la liberté est une affaire trop sérieuse pour qu’on en délègue la définition à une quelconque communuaté de pensée. Je suis un utilisateur et un militant du logiciel libre. Mais je distingue fermement le monde de l’informatique du monde des arts.
Mais tant que les artistes continueront à ignorer ces discours qui parlent d’eux, on aura encore et encore ce genre d’article, qui n’a, du point de vue des pratiques artistiques, aucune pertinence.
Les licences Creative Commons sont, dans leur diversité et leur souplesse, à l’image du monde des arts d’aujourd’hui, que ça plaise ou non. Elles ne constituent évidemment pas, et c’est ce que leur reproche les défenseurs du logiciel libre, un socle sur lequel bâtir une idéologie. Mais : avez-vous réfléchi à ce que donne une idéologie des arts ?? une idéologie des pratiques artistiques ?
C’est méconnâitre gravement la réalité multiforme de l’art que de penser de la sorte.
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