On peut se faire chier à faire du libre (parfois) et bosser pour un client sans que ce soit l’enfer.
Bien sûr ! Mais les gratifications ne sont pas les mêmes. La preuve, c’est que des tas de gens se font chier spontanément et bénévolement à faire du libre (le travail à plusieurs, les désaccords, c’est pas tous les jours la joie), alors que je ne connais personne qui bosse bénévolement pour un client (je veux dire quelqu’un susceptible de rémunérer des informaticiens, pas le cousin dont on dépanne l’ordinateur pour des raisons humaines qui n’ont rien à voir avec l’informatique).
Il ne me semble pas que les gens qui ont contribué à son succès se soient aliénés pour autant. Ils sont riches et poursuivent tous leurs brillantes carrières (un paquet d’entre eux en tous cas).
Tant mieux :)
Tous ça sans compter que de nombreux développeurs faisant partie de plusieurs des grandes communautés du libre (Eclipse, Apache, Mozilla, Linux) sont employés par des grandes sociétés pour contribuer.
Employés pour contribuer... et donc pas pour faire du service. Je ne vois pas où ça contredit ce que je dis. Je n’ai pas suggéré que l’argent devait tomber du ciel sans rien faire (quoique le revenu minimum d’existence est une idée intéressante, mais surtout pas réservé à une catégorie spécifique de personnes), j’ai juste voulu souligner que la question de la rentabilité économique du logiciel libre était fallacieuse, et la réponse la plus courante malhonnête.
Par ailleurs, oui, il faudrait affiner, éventuellement élaborer une typologie des communautés, mais c’est un vrai boulot sociologique bien au-delà de l’écriture d’un article dans Libroscope. Toi non plus tu ne proposes pas d’étude détaillée sur le sujet, juste quelques généralités, et je suis obligé de te croire sur parole quant à JBoss, Mozilla & co.