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GPL V3 France Telecom powered !

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–  mardi 1er avril 2003, par Christophe Carlet

Une nouvelle version va sortir. Vous pensiez qu’elle serait signée par la FSF ? Et bien non, il s’agit d’une GPLv3 à la mode France Telecom.

Que s’est-il passé ? France Telecom, dans une logique de diversification, fait dorénavant 15% de son chiffre d’affaire dans l’innovation (vente de brevets et vente de conseil). À ce titre, ils se sont aperçus que la FSF n’avait pas déposé la marque GPL. Leurs avocats se sont donc empressés de la déposer auprès de l’IMPI (Institut des Marques et de la Propriété Intellectuelle).

Contactée par téléphone, Gisèle Diodon [1] nous a assuré de sa volonté de préserver le principe de la GPL telle que nous la connaissons.

Un faux-pas ? Non, il s’agissait d’après elle d’empêcher des entreprises prédatrices mal-intentionnées de s’emparer de la GPL. Il semblerait que FT désire redonner la GPL dans le domaine du logiciel libre. Ils pensent donc s’adresser à des représentants dignes de confiance et représentatifs pour se faire ; Paul Stems président de la HALLU (Horizon et Avenir des Logiciels Libres et de ses Utilisateurs) a été cité. Ils disent avoir été séduits par sa démarche :
- de mettre la GPL en FDL ;
- son idée de proposer à tous les internautes de participer à l’élaboration de la GPL v3 en wiki.

Le fait que la GPL soit marquée initialement comme copyright FSF ne les a pas dérangé : ce n’est qu’un droit d’auteur a poursuivi Gisèle ; nous avons décidé d’inclure les références de paternité de la GPL à la FSF, mais nous pensons que cette institution par son manque de rigueur juridique a été responsable de cet état de fait, et nous comptons faire de la GPL une marque pérenne. Nous prévoyons d’ores et déjà un organisme de certification où siègeront des représentants de sociétés et d’associations impartiales et respectueuses en ce qui concerne la propriété des auteurs. Nous pensons au BSA, à SUN, Apple et Microsoft qui ont un savoir-faire dans le logiciel libre que nous ne possédons pas encore. Nous pensons que la notoriété liée à la GPL cadre avec notre développement d’une création de valeur liée une éthique forte de l’innovation.

Contactée, la FSF a dit que cela n’était pas possible car d’une part personne ne peut oser penser faire une chose pareille, d’autant plus que FT a annoncé son intention d’être partenaire de la FSF au même titre que HP, IBM. 

Il semblerait que cette idée soit venu à FT suite à des contacts qu’ils auraient eu avec l’équipe d’OpenBSD représentée par Miod Vallat. Interrogé par e-mail, ce dernier nous a répondu « j’aimerais bien vous répondre, mais j’ai peur que mon clavier se blo ».

Ceci semble néanmoins s’inscrire dans une rivalité longue et ancienne entre les communautés OpenBSD et GNU/Linux qui aurait commencée en 1999 par une discussion sur la meilleure façon de lancer Emacs avec BSD : Richard Stallmann (fondateur de la FSF et du projet GNU, et lead developper d’Emacs) aurait dit pourquoi lancer Emacs après avoir démarré votre machine : à partir d’Emacs vous pouvez même démarrer OpenBSD. Sur quoi Miod Vallat (senior developper OpenBSD) aurait rétorqué : Emacs ça se lance, loin de préférence.

J’espère juste que ces conflits infantiles ne nuiront pas à notre communauté qui a su montrer sa sagesse pendant si longtemps.

Vu l’heure matinale à laquelle cette nouvelle m’est arrivée je n’ai pas eu le temps de mettre des liens et de corriger les fautes d’orthographes.. Mais heureusement, Raph est passé derrière moi au sot du lit pour corriger tout ça...

[1Responsable de la communication sur les brevets de France Telecom

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